26 novembre 2008
Coq et son maïs
Le coq et son maïs de Clauva
Agrandissement du bâtiment
Au mois de juin , Guy a creusé pour pouvoir couler les dés du prolongement du bâtiment .
Il en a fait trois à la barre à mine et à la pelle , heureusement notre petit comis était là .
La terre, très sèche est argileuse et pleine de silex ,
pas de très gros , c'est justement pour ça que c'est difficile !
Nous avons récupéré des pierres , elles ne manquent pas ici !
Elles vont nous servir à armer le béton , c'est aussi efficace que le métal .
Une fois bien secs , les entrepreneurs pourront y sceller les poteaux métalliques .
Au mois d'octobre , le rallongement du bâtiment était monté ,le 1er Novembre , Guy a posé les goutières 
Nous nous sommes aidé des tracteurs avec une palette sur la fourche ou le godet sur lequel on monte par l'echelle .
Ce prolongement a été fait pour que nous puissions travailler à l'abri pour nos multiples chantiers : vaccinations , déparasitages , parage des pattes , prophylaxie ...
Nos bêtes étant toutes dehors toute l'année , nous devons les rentrer à chacune des ces occasions dans un endroit prévu à cet effet et bien sécurisé .
Les poteaux sont scéllés et nous devons y attacher des barrières amovibles .
Nous avons prévu de sceller d'autres piquets, de récupération toujours pour y fixer des barrières dont nous nous servirons pour diriger les vaches où nous l'aurons décidé . C'est cette machine qui va nous faire les trois autres trous , elle était sur le village pour des travaux d'électrification et comme elle était garée à la ferme , nous en avons profité .
En une heure et demie , les trois trous étaient faits !
On distingue bien les petits silex si difficile à piocher et à grater ! Remarquez comme la terre est sèche , nous sommes en Novembre .
Guy a soudé des chapes fixées avec des tiges filletées, les barrières tiennent par les chevilles . Elles peuvent s'ouvrir d'un coté ou de l'autre .
Ce bâtiment donne sur un petit pré d'environ un hectare que nous allons partagé en trois couloirs , fermés par des barrières à chaque bout en haut et en bas .
Les clotures en barbelés auront chacune un fil électrique de chaque côté pour éviter que les taureaux aient envie de se faire des politesses.
Les piquets de clôture sont épointés , il y en a en châtaigner et d'autres en accacia .
Les deux bois utilisés pour faire des piquets , ils ont une durée de vie de plus de 40 ans .
Une fois disposés à égale distance les uns des autres et en les alternants , un piquet d'accacia un autre de châtaigner et ainsi de suite , nous allons les enfoncer avec cette machine : un enfonce pieux . C'est un marteau , il est actionné depuis la cabine du tracteur hydroliquement .
Une fois les piquets enfoncés , il faut mettre le barbelé 
Aujourd'hui , les deux séparations sont faites , il reste les barrières à fabriquer , je ferais un post pour vous montrer . Nous vaccinerons contre la Fco en même temps que la prophylaxie , il faut donc que tout soit prêt à ce moment là , c'est prévu pour le mois d'avril . Nous sommes dans les temps .
Bientôt nous continuerons à couper le bois pour le chauffage , nous en faisons tous les ans biensur mais nous n'avons pas encore fini le bois de la tempête de 1999 .
La neige sur la plaine , la nuit Guy De Maupassant
Poésie apprise en CM1 en 1975
24 novembre 2008
Le Vieux Cormenier
http://www.levieuxcormenier.com/?page=accueil
Visitez ce site , vous ne serez pas déçu !!
18 novembre 2008
Le Grand Cormenier
Il y a un mois de cela , nous nous sommes rendus dans la Vienne , dans un tout petit village , très bien entretenu où se trouve un grand bâtiment , siège d'une association et d'un musée . On peut y voir de vieux outils , des vêtements de l'époque , des objets utilisés autrefois ...
En ce beau dimanche de septembre ,les vieux métiers étaient mis à l'honneur.
Déja sur le parking , un grand bond en arrière ...
Tout de suite en entrant , sur la gauche trône un énorme cormenier vieux de plusieures centaines d'années , majestueux . En prolongeant le pas , le four à pain fonctionnait bien , ces deux messieurs attendaient la fournée .
Sur la droite une grande pièce abritait de nombreux artisans et des scenettes de la vie quotidienne de l'époque
,devant la cheminée , à l'école ...
Une femme filait la laine , d'autres langeaient bébé ou tricotaient des chaussettes
Un homme égrennait des épis de maïs sur la queue d'une poêlle
En sortant , nous sommes passés devant les étals d'autres artisans tous aussi doués les uns que les autres , une dame confectionnait des chapeaux en laine bouillie et en feutrine , une autre personne vendait des savons , une autre encore de la poterie.
De vieux ustenciles , la chaudière qui servait à faire cuire la patée pour les cochons 
Un coupe choux mais là ce sont des orties , elles sont mélangées à des céréales aplaties pour l'alimentation des canards 
Plusieurs appareils différents pour égrener le mäis 
Un peu plus loin , il y avait une petite basse cour avec des poules naines
Un charcutier vendait ses produits 
Deux messieurs coupaient des planches dans le tronc d'un arbre , ils se relayaient souvent , c'est très pénible comme activité .
Un jeune homme pelait des grosses tiges de châtaigner pour en faire une sorte de treillage
, de barrière 
Fabrication d'une longue et grosse corde 
Des ficelles sont reliées d'un bout à l'autre de ces deux plaques de bois , l'une avec 4 crochets , l'autre un seul .
Bien tendre le tout ,
Veiller à ce que les ficelles ne s'emmelent pas ,
Plusieures personnes montées sur ce traineau freinent l'avancée pour avoir une corde bien serrée .
A l'autre bout , ce jeune homme , tourne la plaque de bois où sont fixés les 4 crochets pour enrouler les ficelles sur elles mêmes .
Tout en s'enroulant , la corde se forme .
Il faut ensuite l'"arreter" pour ne pas qu'elle s'effiloche.
Juste à côté des hommes pressaient la pulpe des pommes dans ce pressoir .
Il faut d'abord écraser grossièrement les pommes dans ce fouloir , ou grugeoire (en picard, et oui je suis du nord moi !)
La pulpe est déposée dans le pressoir avec de la paille qui sert de filtre et qui permet un meilleur écoulement du jus de pomme .
Le jus de pomme était vendu , chacun pouvait repartir avec sa bouteille de jus .
Un concours de gateaux à base de noix ou châtaignes ou chocolat avait été lancé , ça mettait l'eau à la bouche toutes ces bonnes et belles choses !
J'imagine que les participants à ces journées ont dû y faire honneur et ils le méritaient amplement !
J'aime beaucoup ces journées , nos anciens , à défaut de transmettre aux plus jeunes ( qui ne sont pas forcément interessés ) montrent tous ces savoirs faire , ces vieux métiers oubliés , ces vieilles machines , l'utilisation de tous ces objets , certaines femmes étaient en costume d'époque .
Les travaux étaient pénibles , certes mais souvent les uns travaillaient avec les autres , l'entr'aide existait vraiment , ce n'était pas un vain mot .
Et nous , et moi , que transmettrais-je à mes enfants ?
Méthode Boscher page 37 et 38
11 novembre 2008
JOYEUX ANNIVERSAIRE MEMERE HERISSON !!!
Voilà un an déja que Mémère Hérisson vous ouvrait les portes de son jardin , c'est avec beaucoup de plaisir qu'elle vous fait partager sa petite vie à la campagne entourée de son homme , ses enfants, ses animaux .
Un grand grand merci à vous tous , mes visiteurs réguliers ou passagers , vous êtes près de 15000 à m'avoir rendu visite ,vos messages m'encouragent à continuer à témoigner de notre vie d'éleveurs de vaches . Une vie qui est peut être si loin de la votre mais qui je l'espère vous permet de comprendre un peu mieux ce qui fait notre quotidien .
A très bientôt 
05 novembre 2008
Pluviométrie Octobre 2008

Il est tombé 57 mm d'eau au mètre carré au mois d'octobre (33 l'année dernière)
Soudain j'ai vu passer les grues
La charente se trouve sur le chemin des grands oiseaux migrateurs et tous les ans en octobre novembre ,les grues et les oies sauvages passent pour rejoindre les pays du Sud .
Cette année ,elles étaient aussi nombreuses que d'habitude mais sur de petits groupes parfois de 3 ou quatre . Le passage était incessant lundi malgré le mauvais temps . On avait l'impression qu'elles luttaient pour avancer . Certaines étaient très bas et je n'ai pas pu m'empêcher de penser que des fous de la gachette allaient se faire un plaisir de les prendre pour cible . Souvent on a l'impression qu'elles cherchent leur chemin , il n'en est rien , elles tournoient pour chercher les courrants d'airs chauds qui les font monter en altitude . Malheureusement ,Il n'est pas rare qu'elles aillent se faire électrocuter dans les lignes hautes tension .
L'année dernière une grande troupe s'est posée pas très loin d'ici , j'aurai bien aimé assister au spectacle de leur envol . Nous en avions entendu repasser en Février cette année , il n'y a eu que très peu de temps entre les dernières parties et les premières revenues .
Il nous faudra maintenant attendre la fin de l'hiver pour les voir revenir ...
J'ai commencé à nourrir les oiseaux du ciel avec différentes graines et de la margarine .
L'hiver est là . La nature va se reposer elle aussi et si nous n'étions pas aussi dénaturés c'est ce que nous devrions faire nous aussi !
La roue tourne inexorablement
Oui, et c'est vrai pour tout le monde !
Hier j'ai eu 42 ans , je me souviens qu'à l'âge de 8 ou 10 ans je trouvais qu'à 40 ans la vie était déja finie ,aujourd'hui j'y suis , je dépasse même alors que j'ai des souvenirs de cette époque gravés dans mon esprit comme si c'était hier et je n'ai pas le sensation que ma vie est finie.
Heureusement que la tête ne vieillit pas aussi vite que le corps , heureusement , mais parfois la jeunesse me remet à ma place et c'est tant mieux , la roue tourne et plus le temps avance plus elle tourne vite . 
Un grand merci à tous ceux qui eu la gentillesse de se manifester à cette occasion , je vous embrasse très fort .






















